Numéros à venir et appels de textes

 

Soumission de proposition des textes : 1er novembre 2025

 

(Voir les échances ci-bas)

 

Numéro thématique

 

Le maillage des savoirs au cœur de l’analyse en contexte de recherche collaborative

 

 

 

Coordinateur·rices

Joëlle Morrissette, professeure titulaire

Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal (joelle.morrissette@umontreal.ca)


Patrick Roy, professeur titulaire en didactique

Faculté des sciences de l’éducation et de la formation, Université de Fribourg (patrick.roy@unifr.ch)

 

Don Durvil Youyou, candidat au doctorat

Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal (don.durvil.youyou@umontreal.ca)

 

 

Argumentaire

La recherche qualitative est apparue au début du XXe siècle pour répondre aux limites des études statistiques, jugées insensibles aux réalités multiples et singulières des acteur·trices de terrain; les premiers travaux en anthropologie et en sociologie ont pavé la voie, en jetant les bases d’une façon de faire la recherche au plus près des terrains d’enquête et ayant des visées distinctes des recherches quantitatives qui dominaient alors (Morrissette et Demazière, 2019). Dans ce contexte, les idées ont foisonné et de nombreuses innovations ont été proposées pour investir les terrains d’enquête et en tirer des analyses crédibles, innovations devenues aujourd’hui des traditions de recherche qualitative (par exemple, l’ethnométhodologie, la théorie ancrée, etc.). Au cours de ces dernières décennies, la revue Recherches qualitatives a participé de façon incrémentale aux débats de la communauté scientifique francophone et à la diffusion de réflexions méthodologiques, contribuant ainsi au développement de ce champ et à sa vitalité.

Ce projet de numéro constitue une autre proposition en ce sens, ayant pour but de prolonger la réflexion initiée dans le cadre de contributions antérieures de la revue, en particulier le numéro 37(2) portant sur « la fabrique des analyses qualitatives » (Morrissette et Malo, 2018, coord.[2]) dans le cadre duquel l’un des axes étudiés était celui de la « division du travail », telle qu’appréhendée dans diverses professions (Demazière et Gadéa, 2009; Freidson, 1970; Hughes, 1958; Menger, 2003). Nous avions alors posé un regard attentif à la manière par laquelle une équipe de recherche, composée de chercheur?ses plus ou moins expérimenté?es et de leurs étudiant?es aux cycles supérieurs, se coordonne pour exécuter différentes activités d’exploitation de matériaux afin de produire des résultats de recherche qualitative. Sachant que cette fabrique est marquée par des enjeux de formation à la relève scientifique, nous avions alors interrogé la coopération entre ces personnes lors d’opérations d’appropriation de textes théoriques qui sont mis à contribution, de repérage sélectif dans des verbatim pour répondre aux questions de recherche, de processus de thématisation, de catégorisation et de conceptualisation, ou encore de divers procédés de validation. Bref, certaines des contributions de ce numéro ont examiné l’influence d’un ensemble de composantes et d’enjeux qui concoure à configurer la distribution des tâches dans la fabrique des analyses qualitatives et les rapports de collaboration.

Le projet proposé aujourd’hui au comité scientifique de la revue Recherches qualitatives s’inscrit dans la continuité de ce numéro, mais s’en démarque par ses originalités. D’une part, la centration sur la production des analyses se fera dans le périmètre d’un certain type de recherche qui en façonnera les contributions, soit des démarches qui se veulent « collaboratives ». Cette appellation recouvre des significations très hétérogènes, l’intensité de la collaboration entre chercheur·ses et participant·es pouvant être très variée.  Ainsi, si des approches structurées de la recherche collaborative ont bien été proposées, notamment celle de Desgagné (1997, 1998), force est de constater que l’appellation n’est pas stabilisée, les référents théoriques, tout comme les dispositifs méthodologiques en font un champ relativement diffracté (Morrissette, Pagoni-Andreani et Pepin, 2017). Cependant, l’unité de ces différents types de recherche se trouve sur le plan épistémologique, dont on peut retracer l’émergence dans un contexte socioscientifique : une crise de la démocratie représentative et la remise en cause du monopole des chercheur·ses dans la production des savoirs (Heron & Reason, 2008) ont participé à l’essor d’épistémologies critiques s’opposant à l’indifférence avérée jusque-là pour la contribution reconnue des acteurs?trices de terrain. En témoigne notamment l’appel de Lieberman (1986) invitant à changer la manière de considérer la relation aux participant?es recruté?es pour les recherches : working with, not working on… Dans cette foulée, l’épistémologie de Schön a soutenu de nouveaux rapports entre la pratique de recherche et la pratique professionnelle, entre autres, avec la parution de son ouvrage Le praticien réflexif (1983) influent dans différents champs disciplinaires. La « nouvelle épistémologie de la pratique » (Schön, 2011) proposée s’est inscrite en rupture avec le paradigme de la rationalité technique selon laquelle les réponses aux problèmes professionnels se trouvent dans les savoirs issus de la recherche. Avec d’autres propositions, dont le modèle d’acteur « compétent » proposé par Giddens (1987) ou « rusé » (Desjours, 1999), plusieurs chercheur?ses ont revu leurs pratiques cloisonnées et les ont ouvertes à la collaboration, acceptant le partage du pouvoir avec les acteur?trices de terrain. S’il y a eu certaines expériences de collaboration au préalable, par exemple en anthropologie et en sociologie, c’est bien dans ce contexte que le champ de la recherche collaborative a commencé à se constituer.  Cette vision de la recherche qui fait le pari de l’interfécondité des communautés concernées et de la circulation des savoirs (Marlot et Ducrey-Monnier, 2020 ; Roy et al., 2025 ; Vinatier et Morrissette, 2015) est bien assumée et reçue dans certains cercles et aires géographiques, recevant par exemple les faveurs des organismes subventionnaires comme au Canada (CRSH). Bien qu’un intérêt croissant soit observé, cette approche demeure en quête de légitimité dans certains milieux. Dans les facultés professionnalisantes ou hautes écoles spécialisées de différentes filières d’étude, les recherches collaboratives trouvent un intérêt particulier, car on accorde une place prépondérante aux professionnel?les dans le traitement de leurs problèmes de métier, à leur agentivité transformative, à leurs expériences vécues et à leurs interprétations croisées, en plus de produire des résultats de recherche dont les retombées sont significatives dans les communautés professionnelles et scientifiques (Baron, 2007 ; Bourassa et al., 2013 ; Engeström et Sannino, 2013 ; Marlot et Roy, 2020).

D’autre part, l’originalité de ce numéro de la revue Recherches qualitatives tient sa contribution anticipée pour le champ. Malgré les formes plurielles que revêtent ces recherches collaboratives (Morrissette, 2013), l’un des enjeux consiste à produire un matériau de recherche issu d’une médiation entre les communautés concernées et prenant en compte leurs préoccupations respectives. Bon nombre de recherches dites collaboratives accordent aux participant·es le statut de « coconstructeur?trices du savoir » dans les différentes phases emboitées (par ex. : cosituation, coopération et coproduction) d’une investigation conjointe (Bednarz, 2013 ; Desgagné et al., 2001 ; Roy et al., 2025a, 2025b), en prônant l’idée de garantir un œuvre épistémique collective socialement juste (Fricker, 2007). Dans cette optique, plusieurs travaux se sont intéressés à caractériser les contextes et les conditions favorables à des formes de collaboration génératives de nouveaux savoirs qui soient le produit combiné et inédit des logiques, intérêts et enjeux des uns et des autres (Bourassa et al. 2010 ; Kahn, Hersant et Orange-Ravachol, 2010 ; Roy, Orange et Hindryckx, 2024 ; Yvon et Durand, 2011). D’autres travaux ont plutôt porté sur la présentation d’approches et d’outils méthodologiques innovants contribuant à la coconstruction de savoirs dans la double logique de la recherche et du développement professionnel (Desgagné, 2007 ; Diédhiou, 2018 ; Morrissette, 2012). Enfin, des réflexions ont été conduites autour du rôle régulateur du contrat collaboratif en cours d’une démarche collaborative (Bednarz et al., 2012).

Compte tenu de ce portrait des contributions proposées jusqu’ici, il demeure que l’implication concrète des participant·es dans le processus d’analyse du matériau coproduit reste à éclairer. Ainsi, comment se passe cette partie du travail collaboratif entre chercheur·ses et participant·es qui se réalise à l’ombre des démarches plus visibles (Proulx, 2013) ? Quels sont les objets de négociation et les compromis trouvés ? Comment les pistes d’analyse sont-elles choisies et hiérarchisées et qui en décide ? Le processus de production d’analyses qualitatives qui se veulent issues de la collaboration peut représenter un défi, car les logiques et les enjeux des chercheur?ses et des participant·es ne sont pas nécessairement les mêmes. Lors des différentes opérations intellectuelles de conceptualisation, de catégorisation, de comparaison, etc., quels registres de savoirs (Johsua, 1998) – savants, expérientiels, experts, etc. – s’articulent dans les recherches collaboratives et pour construire quels types de savoirs (Davidson Wasser et Bresler, 1996) ? Comment interviennent les différentes catégories de savoirs dont sont porteuses des personnes collaborant mais occupant des positions distinctes et asymétriques (Darré, 1999) ? En concevant que les savoirs ne sont pas des « choses », mais des processus négociés et situés en interaction (Bazanger, 1986), comment ceux-ci sont-ils produits chemin faisant ? Plus précisément, comment les savoirs des uns et des autres circulent-ils (Dugal et Léziort, 2004 ; Marlot, 2020) ou se reproblématisent-ils (Burguière et Martinand, 2002)[3] dans un nouveau contexte (Derouet, 2002), selon une originalité qui témoigne de la fécondité d’une rencontre entre différents univers de sens ?

Poser ces questions conduit à interroger l’articulation épistémique entre les mondes théorique et empirique, mais aussi et surtout à requestionner cette distinction. Giddens (1989) ou Latour (1999; Callon et Latour, 1990 ; Latour et Woolgar, 1996) n’ont-ils pas bien défendu l’idée selon laquelle tous les chercheur?ses sont des praticien?nes de la recherche, d’un côté, et tous les acteur?trices de terrain sont des producteurs de théories opératoires pour leur quotidien ? En ce sens, ce numéro thématique jettera une lumière resocialisante sur des pratiques de recherche et la manière dont des collaborateur?trices de terrain y sont socialisés, se les approprient ou les transforment, afin de donner à voir les négociations entre les chercheur·ses et leurs partenaires pour arriver à produire des résultats jugés recevables pour leurs communautés respectives. Une lumière aussi sur les ressources théoriques par le croisement des expertises et des expériences de ces collaborateur?trices, qu’elles soient professionnelles ou non[4], et la manière dont elles sont reçues et mises à contribution dans l’objectif partagé.

En somme, ce projet de numéro thématique arbitré de la revue Recherches qualitatives propose de jeter une lumière originale sur ce qui se passe dans la boite noire d’analyses qualitatives réalisées en collaboration, nécessitant une forme ou l’autre de négociation de savoirs distincts. Il permettra ainsi d’examiner plus précisément les façons dont des personnes occupant des positions variées collaborent (chercheur?ses et/ou étudiant?es-chercheur?ses, acteur?trices de terrain et/ou groupes sociaux ou encore professionnel?les de différents métiers), se coordonnent et négocient le sens d’un matériau de recherche pour produire des résultats jugés doublement vraisemblants, comme le dirait Dubet (1994).

Nature des contributions attendues

Dans cette optique, et à l’appui de traces, preuves et exemples, nous accueillerons des textes qui examinent les interactions collaboratives au cœur du travail concret d’analyse, en mettant en jeu différentes catégories de savoirs qui se négocient entre des chercheur?ses et des participant·es. Les textes devront proposer une problématique de l’analyse dans le cadre d’une recherche collaborative, donner à voir ce qui s’est passé en cours d’analyse et conceptualiser les processus sociaux à l’œuvre au côté des gestes plus techniques. Il n’est donc pas question d’un texte « classique » de présentation de résultats de recherche, même s’il faudra nécessairement rapporter des éléments pour contextualiser les analyses.

 

 

Échéancier 

Lancement de l’appel de textes

Juillet 2025

Rappel de l’appel de textes

Septembre 2025

Signification de l’intérêt à contribuer au numéro thématique

Transmission aux coordinateur·rices d’un résumé de 8’000 à 10’000 caractères, espaces compris et hors bibliographie, incluant le titre, le(s) nom(s), fonction(s), affiliation(s) institutionnelle(s), ainsi que le(s) adresse(s) électronique(s) de l’auteur·e ou des coauteur·rices

Le résumé doit clairement mettre en évidence les attendus.

Au plus tard le 1er novembre 2025, à envoyer à don.durvil.youyou@umontreal.ca

Retour sur les résumés aux contributeur·rices potentiel·les

Fin novembre 2025

Date de dépôt des textes au comité de coordination du numéro

Selon les exigences de la collection Édition régulière, le texte comportera au maximum 60’000 caractères (espaces compris), incluant le résumé, les tableaux et les figures, les notes, les références et les appendices[5].

Avril 2025, à envoyer à don.durvil.youyou@umontreal.ca

Sélection des meilleurs textes et suggestions de modifications par les coordinateur·rices

Mai 2026

Envoi des textes révisés à l’arbitrage (évaluation par les pairs en double aveugle)

Juin 2026

Réception des évaluations et demandes de modifications

Juillet à septembre 2026

Relecture des nouvelles versions et retour aux auteur·trices

Septembre à novembre 2026

Remise du numéro à la revue Recherches qualitatives-RQ (avec introduction)

Décembre 2026

 

 

 

Références

 

Baron, C. (2007). Une investigation collaborative et développementale de l’expérience du pouvoir chez des gestionnaires postconventionnels. Dans M. Anadon (dir.), La recherche participative (pp. 125-157). PUQ.

Bednarz, N. (2013). Recherche collaborative et pratique enseignante : regarder ensemble autrement. L’Harmattan.

Bednarz, N., Desgagné, S. Maheux, J.-F. et Savoie-Zajc, L (2012). La mise au jour d’un contrat réflexif comme régulateur de démarches de recherche participative : le cas d’une recherche-action et d’une recherche collaborative. Recherches en éducation, 14, 129-152.

Bourassa, B., Fournier, G., Goyer, L. et Veilleux, A.-D. (2013), Faire le point, comprendre et réviser sa pratique professionnelle : une recherche collaborative auprès d’intervenants d’un service de placements étudiants. Dans B. Bourassa et al. (dir.), Construction de savoirs et de pratiques professionnelles : le double jeu de la recherche collaborative (pp. 9-40). Presses de l’Université Laval.

Becker, H. S. (1985). Les outsiders. Études de sociologie de la déviance (traduit par J.-P. Briand et J.-M. Chapoulie). Éditions A.-M. Métaillé. (Ouvrage original publié en 1963).

Bourassa, B. Leclerc, C. et Fournier, G. (2010). Une recherche collaborative en contexte d’entreprise d’insertion : de l’idéal au possible. Recherches qualitatives, 29(1), 140-164.

Brière, F. et Simonet, P. (2021). Développement professionnel et co-construction de savoirs de métier d’étudiants stagiaires dans l’activité conjointe avec le formateur-chercheur : analyses didactique et clinique de l’activité d’autoconfrontation croisée. Éducation et didactique, 15?1, 9?76.

Burguière, E., et Martinand, J.-L. (2002). Entretien d’Evelyne Burguière avec Jean-Louis Martinand. Recherche et formation, 40(1), 87?94.

Davidson Wasser, J. et Bresler, L. (1996). Working in the interpretive zone: Conceptualizing collaboration in qualitative research teams. Educational Researcher, 25(5), 5-15.

Derouet, J.-L. (2002). Du transfert à la circulation des savoirs et à la reproblématisation. De la circulation des savoirs à la constitution d’un forum hybride et de pôles de compétences. Un itinéraire de recherche. Recherche et formation, 40(1), 13?25.

Desgagné, S. (2007). Le défi de coproduction de savoir en recherche collaborative: autour d’une démarche de reconstruction et d’analyse de récits de pratique enseignante. Dans M. Anadon (dir.), La recherche participative: multiples regards (pp. 89-121). Presses de l’Université du Québec.

Desgagné, S., Bednarz, N., Lebuis, P., Poirier, L., et Couture, C. (dir). (2001). L’approche collaborative de recherche en éducation : un rapport nouveau à établir entre recherche et formation. Revue des sciences de l’éducation, 27(1), 33?64.

Diédhiou, S.B.M. (2018). Co-analyse de la reconstruction du savoir-évaluer d’enseignants migrants en situation d’intégration socioprofessionnelle au Québec : une recherche collaborative. (Thèse de doctorat). Université de Montréal.

Dugal, J.-P., et Léziort, Y. (2004). La circulation des savoirs entre recherche et formation : L’exemple des concepts didactiques lors d’une action de formation de conseillers pédagogiques. Revue française de pédagogie, 37?47.

Engeström, Y. et Sannino, A. (2013). La volition et l’agentivité transformatrice : perspective théorique de l’activité. Revue internationale du CRIRES : innover dans la tradition de Vygotsky, 1(1), 4-19.

Fricker, M. (2007). Epistemic injustice: Power and the ethics of knowing. Oxford University Press.

Giddens, A. (1987). La constitution de la société. Presses universitaires de France.

Johsua, S. (1998). Des « savoirs » et de leur étude?: Vers un cadre de réflexion pour l’approche didactique. In L’année de la recherche en sciences de l’éducation (p. 79?97). Presses universitaires de France.

Lieberman, A. (1986). Collaborative research: Working with, not working on… Education Leadership, 43(5), 28-32.

Marlot, C. (2020). Éditorial : Les enjeux de la circulation des savoirs. Formation et pratiques d’enseignement en questions, 26, 7?14.

Marlot, C., et Ducrey-Monnier, M. (dir.). (2020). La circulation des savoirs de la recherche en didactique(s) entre les espaces de l’enseignement, de la recherche et de la formation – (Vol. 26). Formation et pratiques d’enseignement en questions : revue des HEP de Suisse romande et du Tessin. http://hdl.handle.net/20.500.12162/3897

Marlot, C., et Roy, P. (2020). La communauté discursive de pratiques : un dispositif de conception coopérative de ressources didactiques orienté par la recherche. Formation et pratiques d’enseignement en questions, 26, 163?183.

Morrissette, J. (2012). Faire cas de sa pratique enseignante dans le cadre d’une approche collaborative. Travail et apprentissage, 9, 200-214.

Morrissette, J. (2013). Recherche-action et recherche collaborative: quel rapport aux savoirs et à la production de savoirs ? Nouvelles pratiques sociales, 25(2), 35-49.

Morrissette, J. et Demazière, D. (2019). Les approches qualitatives à l’épreuve de la quantification des sciences. Recherches qualitatives, 38(1), 1-17.

Proulx, J. (2013). Réflexions épistémologiques sur la recherche collaborative en didactique: possibilités et excès. Dans N. Bednarz (dir.), Recherche collaborative et pratique enseignante. Regarder ensemble autrement (pp. 327-349). L’Harmattan.

Pépin, M. (2014). Apprendre à s’entreprendre en milieu scolaire. Une étude de cas collaborative à l’école primaire (Thèse de doctorat). Université Laval.

Roy, P., Orange, C. et Hindryckx, M.-N. (dir.). (2024). Construire et mobiliser des savoirs en éducation scientifique et dans le champ des « Éducations à » au moyen des recherches participatives. Presses universitaires de Liège.

Roy, P., Gremaud, B. et Masserey, B. (2025a). Développer la professionnalité d’enseignant·es du primaire sur le processus de conception technique : fondements et modalités de mise en œuvre d’une communauté discursive de pratiques professionnelles (volet 1). Revue Formation et pratiques d’enseignement en questions, 29, 163-199.

Roy, P., Gremaud, B. et Masserey, B. (2025b). Construire un micro-univers discursif partagé et développer la professionnalité d’enseignant·es du primaire sur le processus de conception technique dans le cadre d’une communauté discursive de pratiques professionnelles (volet 2). Revue Formation et pratiques d’enseignement en questions, 29, 201-263.

Schön, D. A. (2011). À la recherche d’une nouvelle épistémologie de la pratique et de ce qu’elle implique pour l’éducation des adultes. Dans J.-M. Barbier (dir.), Savoirs théoriques et savoirs d’action (p. 201?222). Presses universitaires de France.

Sensevy, G. (2001). Théories de l’action et action du professeur. Dans J. M. Baudouin et J. Friedrich (dir.), Théories de l’action et éducation (p. 203?224). De Boeck.

Yvon, F. et Durand, M. (2011). Réconcilier recherche et formation par l’analyse de l’activité. De Boeck Supérieur.

 

[1] https://www.recherche-qualitative.qc.ca/revue/

[2] https://www.erudit.org/fr/revues/rechqual/2018-v37-n2-rechqual04014/1052105ar.pdf

[3] J.-L. Martinand souligne que « dans la mesure où les savoirs issus d’une recherche autonome ont été déjà problématisés, il faut donc absolument les reproblématiser » (Burguière et Martinand, 2002, p. 91).

[4] À titre d’exemple, des personnes en situation d’itinérance, sans domicile fixe, tirent des leçons de l’expérience au sujet des endroits où faire la manche est plus lucratif. Et ces idées, ces théories, sont opératoires, i.e. qu’elles peuvent organiser la coopération – au sens non normatif du terme – entre l’ensemble des membres de leur communauté et entre celle-ci et d’autres groupes, par exemple les policiers (Becker, 1985).

[5] Les consignes de rédaction sont précisées à l’adresse : https://www.recherche-qualitative.qc.ca/revue/pour-les-auteures-et-auteurs/format-des-textes/