Mission et historique

Mission de l'ARQ

L'Association pour la recherche qualitative (ARQ) est une association sans but lucratif (OSBL) qui s’est donné pour mandat de promouvoir et de développer la recherche qualitative dans différents domaines des sciences humaines et sociales. Elle a pour objectifs d'investiguer de nouvelles préoccupations de recherche à l'aide des méthodologies qualitatives, de clarifier les modèles de méthodologies qualitatives émergents, d'en dégager les critères de rigueur, de délimiter le champ de ces méthodologies, de débattre du statut épistémologique de ces méthodologies et de permettre la réflexion sur le statut des savoirs et la nature des pratiques. Elle se donne aussi pour mandat de regrouper les chercheurs et des praticiens préoccupés par la fonction sociale de la recherche et d'animer un réseau d'échanges.


Principales activités de l’ARQ

Les principales activités organisées par l'ARQ consistent à favoriser l'accessibilité d'informations pertinentes, entre autres, par le biais de son site Internet et par sa revue Recherches qualitatives, à tenir des colloques, à offrir différentes activités d’échange et de perfectionnement, à offrir le Prix d'excellence Jean-Marie Van der Maren et à maintenir des liens avec d’autres associations œuvrant à la promotion du qualitatif.

 


 

Historique de l'ARQ

 

Des débuts stimulants

L’Association pour la recherche qualitative (ARQ) voit le jour en mai 1984, lors d’un colloque dont le titre très révélateur était Les recherches non expérimentales en éducation avec comme sous-titre: Alternatives aux plans expérimentaux dans la mise à l'épreuve des hypothèses en éducation. Ce colloque s'est tenu le 10 mai 1984 dans le cadre du 52e congrès de l'ACFAS à l'Université Laval. Les organisateurs estiment en effet que le congrès de l'ACFAS offre une excellente vitrine et permet d'atteindre un grand nombre de chercheurs.

 

Le colloque est organisé par Jean-Marie Van der Maren, professeur à l'Université de Montréal, Thérèse Laferrière et Yves Poisson, professeurs à l'Université Laval. Ce colloque veut répondre à une insatisfaction de bon nombre de chercheurs par rapport aux méthodes expérimentales. En effet, alors que la référence nécessaire à la recherche scientifique est l'ouvrage de Campbell et Stanley (1963), alors que pour être intégré à un dossier de promotion, une recherche se doit de respecter et d'utiliser le langage et l'arsenal statistique de la recherche expérimentale, certains chercheurs deviennent de plus en plus conscients de l'inadéquation de ces méthodes dans l'investigation de certains domaines. Cependant, ces derniers peuvent difficilement défendre des démarches différentes et plus adéquates, de leur point de vue, sans se référer constamment à la recherche expérimentale.

 

C'est cette prise de conscience qui amène la mise sur pied de ce premier colloque qui vise deux objectifs ainsi définis par Jean-Marie Van der Maren: 

  • Faire se rencontrer les chercheurs en éducation préoccupés de méthodologie et intéressés aux alternatives aux plans expérimentaux 
  • Mettre en évidence diverses alternatives aux plans expérimentaux, en tenter un premier inventaire et en analyser leur validité sans quoi, devant la vacuité méthodologique, les plans expérimentaux resteront utilisés faute d'un savoir sur la valeur des autres démarches. 


Ce colloque attire plus de participants que prévu. Les débats sont très ouverts et tentent de rassembler le plus de chercheurs possible. Les conférenciers (une douzaine) ont comme mandat de décrire succinctement leur méthodologie en présentant les techniques et les stratégies de validation. On sent la présence d'une visée de développement jointe à un objectif de crédibilité scientifique. Les organisateurs notent que les participants souhaitent qu'un réseau de personnes-ressources en recherche qualitative s'organise et qu'un autre colloque ait lieu à l'automne suivant. 

 

Un 2è colloque est organisé le 1er novembre 1984 à l’Université de Montréal.  Il porte sur Objets et méthodologies en recherche qualitative  et s'est tenu grâce au soutien de Madame Gisèle Painchaud, vice-doyenne à la recherche. Elle a coprésidé ce colloque avec Jean-Marie van der Maren.

Tout est donc en place pour qu'une association voie le jour rapidement. Il appert que les premières activités témoignent d'une transition entre une situation défensive qui tend à prouver le statut et la légitimité des approches qualitatives et une situation de maturité où les chercheurs s'engagent résolument sur une voie de développement d'outils, de techniques et d'approches. On retrouve dans les débats des débuts ces deux visées.

 

La création de l'ARQ

En mai 1985, quelques mois donc après cette rencontre, un groupe de dix personnes se concerte et décide de fonder l'Association pour la recherche qualitative. La création a lieu le 29 mai 1985. L'Association se dote dès lors de statuts et de règlements qui sont adoptés lors de la première assemblée générale. Elle se dote aussi d'un Conseil d'administration qui prend en charge son développement. En juin 1986, l'ARQ obtient son statut officiel d'organisme sans but lucratif.

 

Un développement continu

Un rapide survol des thématiques abordées au fil des années permet de constater l'ampleur du domaine couvert, la richesse des sujets touchés et approfondis, la diversité des intervenants qui ont contribué, par leurs travaux, à développer la recherche qualitative. L'ARQ poursuit sa lancée; depuis 1999, la revue Recherches qualitatives est accessible en format électronique à un large public et ses numéros papier sont disponibles dans les bibliothèques universitaires canadiennes; l'Association organise au moins deux colloques annuellement et tient régulièrement des ateliers et des activités d'échange de pratique.

 

Au tournant de ses vingt années d'existence, l'ARQ organise avec des chercheurs européens le premier congrès international francophone de recherche qualitative, à Béziers en France. C'est le début d'une nouvelle tradition qui témoigne du caractère international de l'association, caractère qui est présent depuis les premières années, et qui se développe de plus en plus grâce à la création du Réseau international francophone de recherche qualitative (RIFReQ).

 

L’ARQ vit un développement remarquable sur différents plans, tels que le  nombre des rencontres et de colloques qu'elle organise, le taux de participation aux activités, le champ des disciplines contributives qu’elle touche.  Sa Revue publie de plus en plus d'articles et se voit reconnue comme revue savante par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH); de plus en plus d'institutions font appel à l'expertise des membres à des fins de consultation. Comme le souligne avec justesse Jean-Pierre Deslauriers en faisant un survol du développement de la recherche qualitative au Québec, c'est grâce à l'action et à la force de rayonnement de l'ARQ que la recherche qualitative a pris de plus en plus de place et qu'on en entend de plus en plus parler.

 

Vitrine Internet

Aujourd'hui, le site Internet constitue le lieu par excellence pour se tenir à jour sur l'ensemble des activités de l'ARQ et avoir accès gratuitement en ligne à la revue Recherches qualitatives. Le site reçoit, en moyenne, près de 3500 visites par mois. De plus, le site permet l'inscription en ligne aux différentes activités ainsi que le paiement des frais d'inscription et des cotisations.